Interview with François Mounier - Campus Manager Société Générale - in charge of Citizen Act III
François, quel a été ton parcours ?
J’ai un parcours académique très classique : bac, prépa, école de commerce, majeure Finance. J’ai pourtant décidé de devenir rugbyman professionnel, au Stade Français, à Béziers, à l’étranger, à Cardiff. Il y a quatre ans, avec la volonté de préparer ma reconversion, j’ai cherché une entreprise ayant une identité forte, des valeurs humaines dans lesquelles je me retrouvais et une expertise reconnue dans les services financiers. C’est pour cela que j’ai choisi Société Générale.
J’ai continué à jouer au rugby en tant que professionnel et j’ai intégré la Banque à temps partiel au sein de la Banque de Détail en tant que responsable marketing d’une trentaine d’agences dans le sud de Paris. En juin 2008, j’ai décidé d’arrêter la compétition pour intégrer à temps plein Société Générale. Au sein de la direction du Recrutement, j’ai pris la casquette de campus manager avec le projet CITIZEN ACT qui avait déjà démarré depuis deux ans.
Peux-tu nous parler du Business Game CITIZEN ACT ?
Il y a trois ans, Société Générale a décidé de lancer son propre jeu d’entreprise – CITIZEN ACT – axée autour des problématiques de responsabilité sociale et environnementale. Le jeu propose à plus de 60 équipes de 3 étudiants de répondre à la question suivante : « Que peut proposer Société Générale à ses clients, ses collaborateurs, ses actionnaires pour développer son engagement en matière de Responsabilité Sociale et Environnementale ? ».
Chaque équipe anime pendant trois semaines un wikiblog sur une thématique choisie au préalable. Le principe de business game s’est imposé comme une opportunité pour le campus management Société Générale de nous adresser de façon différente aux étudiants, avec beaucoup plus de proximité. Société Générale peut ainsi rencontrer ces étudiants et les intéresser à un monde bancaire qui est à la fois très simple parce qu’il répond à un impératif qui est de satisfaire le client, mais également très complexe puisque il regroupe une pluralité de métiers. Nous avons trouvé un moyen de les faire réfléchir sur de nouvelles orientations plus responsables que pourrait prendre la banque, de donner la parole aux étudiants avec l’appui d’un collaborateur Société Générale. C’est un jeu qui a pris de l’ampleur dès sa première saison en élargissant son périmètre géographique qui est aujourd’hui international avec des équipes chinoises, américaines et brésiliennes !
Quelles ont été les actions de communication mises en œuvre lors de la promotion de CITIZEN ACT ?
Dans le cadre de la promotion faite auprès de 120 écoles et universités à travers le monde, différentes actions ont été menées. Certaines touchaient un public d’étudiants large, durant des événements non exclusivement dédiés au jeu, comme des présentations ou des forums au sein des écoles ou universités.
Puis d’une façon plus ciblée, auprès de formations, majeures, d’électifs spécialisés dans le Développement Durable, nous sommes intervenus directement auprès des étudiants au sein de leurs cours. Nous intervenons de plus en plus auprès d’associations Développement Durable, autres que les habituels Bureau Des Elèves, Bureau Des Sports. Notre cible est pointue, axée sur des niches, comme le master Développement Durable de Sciences Po Paris, à Grenoble EM, au Ceram Nice, à ESC Toulouse. Notre but est de faire de CITIZEN ACT, en obtenant le label EQUIS, un véritable outil pédagogique, jeu en ligne, un travail d’équipe, en lien avec le monde bancaire, pouvant allier plusieurs disciplines.
Nous nous sommes également fortement appuyés sur nos filiales. Nous avons eu un total de 24 pays participants pour la saison 3.
Je tiens également à souligner l'investissement de l'équipe des campus managers puisque le CITIZEN ACT c'est aussi eux : la promotion dans les écoles et universités internationales avec Catherine O'Sullivan, les relations écoles en France avec notamment Christine Miguel et Stéphanie Clostermann, la recherche d'ambassadeurs au sein du Groupe par Déborah Miedrzyrzecki et Claire de Morpurgo, la notation du jury par Erwan Feron et l'événementiel et la logistique de l'Opening Meeting par Élise Gilbert.
A mon tour de te poser la question que tu as adressée à toutes les équipes participantes : Pour développer l’engagement du Groupe en matière RSE, quelles propositions pourraient être faites par les communicants Société Générale ? ou Pour développer son engagement en matière RSE, quelles idées pourrais-tu proposer ?
Si j’étais étudiant et si je devais jouer aujourd’hui, je proposerais un système de gouvernance proche de l’idée développée par Nicolas Hulot avec un « vice-premier-ministre Vert », je proposerais d’intégrer un directeur-général-délégué vert au sein du COMEX.
Pour finir, parle-nous de tes hobbies...
Le vélo, depuis six mois pour venir à La Défense ! Et le Rugby, mais qui est, au fond, bien plus qu‘un hobby…